Chaque week-end, en haute saison, les rues de Gironde sont envahies de voitures, de camping-cars et de bus en provenance d’Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, et de la France entière. La moitié de l’Europe veut accéder aux plages de l’Atlantique et à leurs forêts de pins à perte de vue. Mais cette année, les choses sont différentes : les berlines familiales pleines à craquer ont laissé place aux camions de pompiers venus de tout l’Hexagone, aux colonnes d’ambulances, et aux voitures de police.
Dans le ciel, les canadairs et les hélicoptères ont entamé un ballet incessant. Masqué par les nuages de fumée, le soleil n’est plus qu’un disque orange aux allures de lune.
Au sol, l’atmosphère change toutes les centaines de mètres. L’air est tantôt irrespirable, saturé par les fumées et l’odeur de brûlé, puis il retrouve sa pureté. Là où se bousculent habituellement les touristes, les villages du Médoc accueillent désormais des pompiers.
Sur la rive nord de l’étang de Lacanau, d’où a été prise la désormais célèbre photo des immenses colonnes de fumée, l’activité touristique a un temps repris son cours, et l’on a pu se croire à nouveau dans Les Vacances de Monsieur Hulot. Le feu peut revenir à tout moment, et il n’y aura alors plus qu’une seule issue : la fuite. [Les autorités ont ordon
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Feux de forêt : des évacuations autour de Bordeaux, “un combat exténuant” contre les flammes
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