“Un juge fédéral a ordonné que les accréditations à la Maison-Blanche soient provisoirement rétablies pour les journalistes de CNN, MS NOW et Politico qui en avaient été bannis par le président Donald Trump”, annonce The Washington Post ce jeudi 24 septembre.

Il ne s’agit pour l’heure que d’une décision valable deux semaines, le temps que le recours de ces médias devant la justice soit examiné.

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Des journalistes des trois rédactions ont été empêchés, samedi 19 septembre, d’entrer dans l’enceinte de la Maison-Blanche. La veille, Trump a annoncé qu’ils ne pourraient plus y accéder, accusant les trois médias de relayer de fausses informations. Politico, CNN et MS NOW ont fait savoir le 21 septembre qu’ils déposaient une plainte contre cette exclusion.

“Sans doute inconstitutionnel”

Dans sa décision, le juge Timothy Kelly a estimé que l’interdiction décidée par Trump “était sans doute inconstitutionnelle”, selon les mots du New York Times. À ses yeux, les médias exclus ont de bonnes chances d’obtenir gain de cause lorsqu’ils affirment que la Maison-Blanche a enfreint le cinquième amendement de la Constitution, qui garantit le droit à une procédure judiciaire régulière, “en révoquant leurs accréditations sans les avoir informés à l’avance et sans qu’ils aient eu l’occasion de répondre”, explique le titre new-yorkais.

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Les médias accusent aussi le président d’avoir enfreint le premier amendement, garantissant la liberté de la presse.

Le juge Kelly “a aussi rejeté, pour l’heure, l’argument du gouvernement selon lequel il était nécessaire de révoquer les accréditations de ces médias au nom de la sécurité nationale”, explique le New York Times. Le quotidien rappelle que ce magistrat s’était déjà prononcé dans le même sens dans une affaire similaire, en 2018, lorsque l’accréditation du journaliste de CNN Jim Acosta avait été révoquée après un échange houleux avec Donald Trump.

Le président lui-même semblait d’ailleurs tenir pour acquis que ce juge serait favorable aux plaignants et que le gouvernement serait conduit à faire appel.

Outre cette riposte judiciaire, les principales chaînes de télévision américaines, ainsi que des photographes de grands médias, ont décidé de suspendre une partie de leur couverture des faits et gestes du président.