Exécutions sommaires publiques, fractures de membres à l’aide de barres de fer, violences sexuelles, humiliations… Dans un rapport d’enquête publié sous l’égide des Nations unies (ONU), mardi 9 juin, une commission d’enquête internationale sur la situation dans les territoires occupés en Israël et en Palestine livre une description détaillée des violences commises ces deux dernières années par le Hamas sur des civils Palestiniens à Gaza. « Le Hamas a utilisé ces punitions comme un outil pour éliminer l’opposition et contrôler [l’enclave] », signale-t-elle, en qualifiant une partie des faits commis de « crimes de guerre » et de violations du droit international.
La commission d’enquête a identifié 249 cas individuels d’exécutions ou de violences physiques sévères entre août 2024 et janvier de cette année ayant provoqué 108 morts et 384 blessés parmi les Palestiniens – des chiffres qui ne représentent, selon elle, qu’une partie seulement des victimes.
Ces actes ont été « présentés par les auteurs comme des sanctions pour une prétendue collaboration avec Israël, le pillage de l’aide humanitaire, le vol, des infractions liées à la drogue ou en lien avec des opposants politiques au groupe islamiste », relève la commission, qui s’est notamment appuyée sur des entretiens avec des victimes et des témoins. « La commission est gravement alarmée par la sévérité et le caractère public des mesures punitives du Hamas à Gaza, qui infligent un profond traumatisme à une population civile déjà fortement traumatisée », a déclaré le président de l’instance, Srinivasan Muralidhar.
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