Les matsuri, “festivals traditionnels” en français, sont des événements sans pareil dans la vie locale. Organisés par dizaines de milliers chaque année, souvent par un sanctuaire shinto pour célébrer la récolte ou commémorer un événement historique, ils offrent aux habitants l’occasion de se retrouver pour manger et danser ensemble. Ces festivités sont aussi l’occasion de voir défiler les mikoshi, des chars shintoïstes parfois lourds de plusieurs tonnes que les participants portent dans les rues sur plusieurs kilomètres.

Mais le 17 octobre, le matsuri de la ville de Saijo, dans le sud-ouest du Japon, a été le théâtre d’une tragédie. Akihiro Nabae, adjoint au maire âgé de 62 ans, est mort écrasé par le mikoshi qu’il aidait à porter, rapporte la chaîne japonaise TV Asahi.

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Les circonstances du drame demeurent floues, mais d’après les informations relayées par la chaîne, c’est un support de tambour qui serait tombé du char et aurait touché l’édile.

Des accidents fréquents

Sur place, les riverains sont sous le choc. D’autant que la victime venait de prendre ses fonctions en juillet. “On était sur le point de lancer des projets pour construire une nouvelle politique municipale, je n’en reviens pas”, commente Mitsuyoshi Ochi, maire de la ville, cité par l’agence de presse Jiji Tsushin.

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Ce genre d’accidents n’est pourtant pas rare, en raison notamment des mouvements de foule. Une semaine plus tôt, le 10 octobre, deux personnes étaient décédées au cours de deux matsuri distincts dans l’ouest du département d’Osaka, rappelle de son côté le journal Tokyo Shimbun. En effet, ces événements sont souvent autogérés par des collectifs d’habitants et les pouvoirs publics n’y interviennent qu’indirectement. “Il est désormais indispensable de réfléchir à la façon d’assurer la sécurité lors des matsuri tout en conservant la tradition et leur ambiance unique”, note le titre.

“Dans les années 1950, les responsables [de ces événements] avaient commencé à instituer de nouvelles règles pour réduire les risques, à commencer par l’introduction d’un sens unique de circulation pour éviter les collisions entre les chars”, écrit The New York Times, qui poursuit : “Ce sont devenu des parades avec un grand sens du spectacle. Des participants en habits traditionnels se balancent et dansent sur les chars, qui sont eux-mêmes des symboles de la vitalité de chaque communauté locale. Des enfants sont recrutés pour participer dès l’école primaire, participant à la tradition qui consiste à prendre des virages à grande vitesse.”