Une “série de cyberattaques majeures” frappe des entreprises en Corée du Sud et au Japon depuis quelques semaines, rapporte Nikkei Asia, laissant craindre un piratage dopé à l’intelligence artificielle (IA). Des “millions de dossiers clients sont exposés”.
“Ces piratages montrent la montée des cybermenaces pour les entreprises asiatiques, qui sont de plus en plus souvent exposées à des attaques par rançongiciel”, poursuit le média économique japonais. Les experts soupçonnent le recours à l’IA générative, qui permet “d’automatiser certaines opérations et de cibler les victimes à plus large échelle”.
600 accès non autorisés
La société de sécurité informatique TrendMicro dit avoir “recensé 600 cas d’entreprises et d’organisations japonaises qui ont signalé des accès non autorisés et autres incidents numériques à la fin septembre”.
Mardi 6 octobre, la chaîne discount japonaise MrMax Holdings révélait que “les données personnelles de 1,73 million de ses clients avaient été compromises”. La veille, la banque japonaise d’investissement Daiwa Securities reconnaissait la fuite de “quelque 220 000 fichiers”, compromettant les données privées de 110 000 clients. Dimanche, ajoute le média anglophone, la société éditrice de Nikkei Asia, Nikkei Inc, déclarait que “le compte Microsoft 365 d’un employé avait été piraté”, causant l’envoi de “9 000 courriels frauduleux”.
Tout ce qu’il faut savoir sur l’actualité de la Silicon Valley, vue par les médias américains
Cette newsletter est réservée à nos abonnés
Je m’abonneLe 25 septembre, le loueur de voitures japonais Park24 a admis qu’une cyberattaque avait compromis l’identité et les permis de conduire de 1,5 million de ses clients, et que 4,15 millions de membres de son système de réservation avaient “pour la plupart été touchés par cette fuite de données”.
Deux des pays les plus ciblés en Asie
En Corée du Sud, “sept établissements financiers, dont les grandes banques Shinhan Bank, KB Kookmin Bank et Hana Bank, ont subi des failles de sécurité”, selon le cabinet d’études CreditSights. La presse sud-coréenne suspecte une plateforme chinoise d’IA, Artex, d’être à l’origine des incidents.
Le président sud-coréen, Lee Jae-myung, a reconnu :
“Nous en sommes arrivés à un stade où même des personnes sans aucune compétence peuvent utiliser l’IA pour mener facilement des cyberattaques.”
Le Japon et la Corée du Sud font partie des “cinq marchés les plus ciblés de la région Asie-Pacifique entre juin 2025 et juin 2026, avec respectivement 2 282 et 1 978 incidents, selon la société de cybersécurité ThreatBook”, soit “20 % des attaques recensées par l’entreprise”.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !