Parmi les 25 millions de personnes qui chaque année viennent visiter Venise, rares sont celles qui accordent plus qu’un regard à cette petite église, posée au pied du pont du Rialto. Il faut dire que dans le coin la concurrence est rude. Le pont est une splendeur, la vue sur le Grand Canal est particulièrement hypnotisante, et le marché voisin recèle ce qu’il faut de biens comestibles pour satisfaire les appétits les plus exigeants.
Avec sa façade un peu rustique, son portique à colonnes et sa grosse horloge, San Giacomo – que les Vénitiens appellent plutôt « San Giacometto » avec affection –, n’a pas grand-chose pour sortir du lot. Et comme le riche intérieur de l’église ne recèle aucun chef-d’œuvre notable, les guides touristiques la mentionnent à peine, en passant, comme une curiosité. Pourtant c’est là, bien plus qu’autour de la place Saint-Marc, que tout a commencé.
Cet article est tiré du « Hors-Série Le Monde – Les nouveaux défis du commerce mondial », septembre-novembre 2026, en partenariat avec les Rendez-Vous de l’Histoire de Blois et en vente dans les kiosques ou sur le site de notre boutique.
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