Il aurait simplement “trop marché dans le bureau”. À Moscou, c’est ainsi qu’une candidate communiste explique l’expulsion, avec l’aide de la police, d’un observateur chargé de surveiller le vote. Chaîne indépendante russophone en exil, Current Time relaie plusieurs scènes similaires, à travers le pays, lors des élections législatives organisées du 18 au 20 septembre. Dans un autre bureau de la capitale, un journaliste et un observateur du parti Iabloko, opposé à la guerre en Ukraine et écarté des élections par la Cour suprême en août, sont restés à la porte.

En Bouriatie, située sur les rives du lac Baïkal, les observateurs du Parti communiste, interdits d’accéder à un hôtel la veille, ont retrouvé les pneus de leur voiture crevés dans la nuit du 18 au 19 septembre. À Oufa, dans l’ouest du pays, le procédé était moins brutal, mais s’est accompagné de manœuvres plus inattendues. Vajnye Istorii, site d’investigation russe en exil, raconte que des membres d’une commission ont proposé avec insistance de la vodka puis, ailleurs, du champagne, à des observateurs de l’organisation régionale Union civile, ce qui aurait ensuite pu justifier leur expulsion.

Certaines anomalies ont été documentées, parfois filmées. Current Time rapporte qu’à Syktyvkar, capitale de la république des Komis,