Convaincre, c’est le job d’un patron. Mais ça ne marche pas toujours.
En mars, Chris Kempczinski, le PDG de McDonald’s, devenait la risée d’Internet à la suite d’une vidéo maladroite dans laquelle il vantait les délices d’un nouveau burger tout en croquant une bouchée minuscule.
Mercredi 23 septembre, le dirigeant a tenté, cette fois, de convaincre les investisseurs de la qualité de sa recette pour augmenter la rentabilité de l’enseigne de restauration. Mais Wall Street a accueilli le nouveau plan stratégique de McDo avec l’air épouvanté d’un végétarien devant un Big Mac, le cours de l’action cédant près de 5 % dans la foulée.
Le géant du fast-food subit de plein fouet la crise du pouvoir d’achat. La fréquentation dans ses restaurants a chuté, les familles au budget contraint par la hausse de l’inflation réduisant les dépenses discrétionnaires. Au second trimestre, les ventes mondiales de McDonald’s ont progressé de 1,3 % à données comparables, contre une hausse de 3,8 % sur la même période en 2025. Aux Etats-Unis, son principal marché, le chiffre d’affaires a grimpé péniblement de 0,8 % entre avril et juin, quand celui de Burger King, en plein redressement, bondissait de 8,5 %.
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