Des entrailles de la Terre jusqu’aux voyages énigmatiques des astéroïdes, des premiers outils de silex jusqu’à nos téléphones portables. Le Muséum de Toulouse invite le visiteur à une immersion dans la découverte de notre sous-sol, riche aujourd’hui de 5 525 espèces minérales. « En guise d’apéritif », commente Yanaël Delpech, muséologue, des amazonites, quartz, gogottes, améthystes ou autres fluorites ouvrent la visite. Dans de larges vitrines finement éclairées, les roches, pierres ou minerais témoignent de l’histoire de la Terre… et des hommes.
« Chaque minéral raconte une part de l’histoire des sociétés humaines. Du paléolithique à l’époque contemporaine, l’exposition retrace l’évolution de l’exploitation et de la transformation des minéraux », résume la planétologue et conservatrice du patrimoine Judith Pargamin, nouvelle directrice du Muséum de Toulouse. Ainsi, du néolithique à l’âge du bronze ou du fer, de la création des premiers pigments à la découverte des métaux rares ou « minéraux critiques », l’homme a extrait puis créé des milliers de matières.
On apprend d’abord qu’une roche est une association naturelle de minéraux, puis qu’un minerai est un minéral, ou une roche, dont on peut extraire avec profit un ou plusieurs éléments. Téléphones, ordinateurs, métaux, voitures, batteries diverses ou bijoux, les minéraux sont aujourd’hui omniprésents dans notre quotidien. L’exposition s’interroge ainsi sur les conséquences de la surexploitation des ressources et les enjeux qu’elle soulève pour les écosystèmes et les populations.
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