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250 expulsions par semaine vers Haïti : l’ONM anticipe une hausse des déportations après la décision de la Cour suprême des États-Unis

Les autorités haïtiennes se préparent à une intensification des rapatriements en provenance des États-Unis. Un avion spécialement affrété par les autorités américaines a atterri jeudi à 13 h 30 à l’aéroport international du Cap-Haïtien avec 111 migrants haïtiens à son bord. Cette o

250 expulsions par semaine vers Haïti : l’ONM anticipe une hausse des déportations après la décision de la Cour suprême des États-Unis
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17 juillet 2026
250 expulsions par semaine vers Haïti : l’ONM anticipe une hausse des déportations après la décision de la Cour suprême des États-Unis
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250 expulsions par semaine vers Haïti : l’ONM anticipe une hausse des déportations après la décision de la Cour suprême des États-Unis

  • by Rezo Nodwes
  • 17 juillet 2026
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Les autorités haïtiennes se préparent à une intensification des rapatriements en provenance des États-Unis. Un avion spécialement affrété par les autorités américaines a atterri jeudi à 13 h 30 à l’aéroport international du Cap-Haïtien avec 111 migrants haïtiens à son bord. Cette opération intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine, marqué par la décision de la Cour suprême des États-Unis mettant fin au statut légal de nombreux bénéficiaires du programme de protection temporaire (TPS), une mesure susceptible d’accélérer les expulsions de ressortissants haïtiens.

À leur descente de l’appareil, les rapatriés ont quitté l’avion un à un, vêtus de combinaisons blanches et de chaussures de sport noires, sous la surveillance d’agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) déployés sur le tarmac afin d’assurer le bon déroulement de l’opération. Une femme enceinte figurait parmi les personnes rapatriées.

Les équipes de l’Office national de la migration (ONM) étaient mobilisées pour accueillir les ressortissants dès leur arrivée. Son coordonnateur général, Jean Négot Bonheur Delva, a indiqué que les personnes rapatriées présentaient des profils variés. Certaines avaient perdu leur statut légal après l’expiration de leur autorisation de séjour aux États-Unis, tandis que d’autres ont été renvoyées après avoir purgé une peine de prison ou à l’issue de procédures judiciaires.

Selon le responsable de l’ONM, les autorités américaines ont informé l’institution qu’environ 250 migrants haïtiens pourraient être rapatriés chaque semaine, conséquence directe de la décision de la Cour suprême des États-Unis mettant fin aux protections juridiques accordées à de nombreux bénéficiaires du TPS. Environ 350 000 Haïtiens seraient concernés par cette décision, ce qui pourrait porter le nombre de rapatriements à près de 1 000 personnes par mois, imposant aux autorités haïtiennes un important défi d’accueil et de réintégration.

« Notre mission est d’accueillir dignement les personnes rapatriées avec l’appui de l’État haïtien. Il est important de rappeler que ces retours ne résultent pas d’une demande du gouvernement haïtien, mais d’une décision des autorités américaines », a déclaré Jean Négot Bonheur Delva.

Les autorités haïtiennes ont également passé plusieurs heures à interroger l’un des expulsés, Emmanuel McSweeney, âgé de 29 ans, qui a affirmé que ni lui ni ses parents n’étaient nés en Haïti. Né aux Bahamas, il est entré aux États-Unis à l’âge de trois ans avec sa mère, a dépassé la durée autorisée de son visa et a, par la suite, eu des démêlés avec la justice. Des documents judiciaires montrent qu’en 2020, à la suite de ses arrestations pour possession de cocaïne et cambriolage, cet ancien résident du comté de Broward a fait l’objet d’une ordonnance d’expulsion des États-Unis vers les Bahamas. Toutefois, les autorités bahaméennes ont refusé de le recevoir.

Le coordonnateur général de l’ONM a reconnu que les personnes de retour devront composer avec une situation nationale particulièrement difficile, marquée par l’insécurité, la faiblesse des opportunités économiques et la précarité sociale. Il a toutefois assuré que l’institution poursuivra ses efforts afin de faciliter leur prise en charge dès leur arrivée.

Pour soutenir leur réintégration, l’ONM a mis en place un dispositif d’assistance comprenant un hélicoptère destiné aux rapatriés devant rejoindre les départements du Sud et de la Grand’Anse, ainsi qu’un partenariat avec une compagnie de transport terrestre pour ceux à destination de Port-au-Prince. Chaque personne rapatriée reçoit également une aide financière de 10 000 gourdes destinée à couvrir les premières dépenses liées à son retour.

Avec la perspective de plusieurs centaines de retours forcés chaque semaine, les autorités haïtiennes s’attendent à une augmentation progressive des vols de rapatriement. Cette nouvelle dynamique migratoire place l’ONM et les institutions de l’État devant un défi humanitaire, logistique et social de grande ampleur, dans un pays déjà confronté à une crise multidimensionnelle.

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