Nouvel accès de fièvre à Ceuta, la ville autonome espagnole d’Afrique du Nord. Vendredi 18 septembre, aux alentours de 7 heures du matin, quelque 150 représentants des forces de l’ordre – police, armée et Guardia Civil –, ont entrepris d’évacuer la plage de Benitez. Depuis une dizaine de jours, des milliers de migrants s’y étaient peu à peu rassemblés, dans des abris de fortune faits de bambous, cartons et bâches plastiques, alors que la plage voisine du Trampolin étant complètement saturée.
Prévenus dans la nuit, les migrants ont juste eu le temps de faire leurs paquets avant d’être déplacés à pied vers le port, sur un petit kilomètre, afin d’être logés pour une durée indéterminée dans un nouveau centre d’accueil de l’Etat, à seulement 200 mètres du quai où s’amarrent les ferrys assurant la liaison maritime entre Ceuta et Algésiras, sur la côte espagnole.
La veille, l’Audience nationale, une juridiction à compétence nationale basée à Madrid, avait fini par donner son feu vert à l’ouverture des grandes tentes blanches qui les accueillent désormais et où s’alignent, à touche-touche, des rangées de lits superposés. Elle avait précédemment bloqué leur transfert pendant vingt-quatre heures, le temps d’examiner une requête du Syndicat unifié de la police.
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