C’était l’une des attaques les plus meurtrières de la guerre d’anéantissement menée par Israël contre la bande de Gaza. Le 22 novembre 2023, un ensemble d’immeubles résidentiels du quartier de Sabra, dans la ville de Gaza, habité par le clan palestinien des Abou Sharia, l’une des familles les plus connues de l’enclave, est la cible de bombardements intensifs qui déciment près de 200 de ses membres. Plus de deux ans et demi plus tard, mardi 4 août, les restes de 112 de ces victimes ont été enterrés lors de ce qui a été présenté comme « les plus grandes funérailles collectives de l’histoire de la Palestine ».
Au total, 153 corps étaient restés prisonniers des décombres jusqu’à ce que les équipes de la défense civile en exhument 112, à l’issue de fouilles commencées à la mi-juillet. « Nous avons terminé les recherches et une quarantaine de dépouilles n’ont pas été retrouvées. D’après les experts, elles pourraient s’être complètement décomposées ou avoir été consumées », témoigne Jadou’a Abou Sharia auprès du Monde par téléphone, la presse étrangère étant interdite d’accès à Gaza par Israël depuis octobre 2023.
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