Alors que les plaidoiries d’ouverture du procès intenté contre Meta par quatre États américains ont débuté à Oakland, en Californie, des militants et des parents de victimes se sont rassemblés le mardi 18 août sur les marches du tribunal, rapporte The Washington Post.

Sur une banderole longue de plusieurs mètres, “des noms d’enfants et de jeunes adultes” dont la mort est liée à “des épisodes de cyberharcèlement ou d’extorsion sexuelle”, une forme de chantage numérique où l’agresseur menace de diffuser des photos ou des vidéos intimes de sa victime si celle-ci ne lui verse pas de l’argent ou lui refuse des faveurs sexuelles.

“Il est temps que le public apprenne ce que les dirigeants de Meta savent depuis toujours : que leurs produits sont conçus pour créer une dépendance et pour nuire aux enfants”, expliquait Lennon Torres, un militant de l’organisation Heat Initiative.

Pour ces militants et ces familles, ce procès, dans lequel les procureurs généraux de Californie, du Colorado, du Kentucky et du New Jersey réclament à Meta des dizaines de milliards de dollars de dommages et intérêts, doit marquer un tournant décisif. “Ils y voient l’aboutissement d’années de pression publique sur les entreprises de médias sociaux pour qu’elles renforcent la protection en ligne des enfants”, soul