Le départ de Messi approche, et avec lui la fin d’une époque où chaque jeune prodige est inévitablement qualifié de “nouveau Messi”.
D’ici quelques mois, voire un an, l’attention médiatique incessante et la ferveur quotidienne de ses millions de supporteurs s’estomperont. Le choc sera brutal car, depuis ses débuts, à seulement 16 ou 17 ans, son existence s’est construite sous notre regard perpétuel, fait d’analyses, de jalousie et d’admiration. Il devra s’habituer à composer sans nous et, de notre côté, nous devrons apprendre à vivre sans lui. Mais le temps fera son œuvre. Bien sûr, le manque se fera sentir lors des moments cruciaux, mais les visionnages de ses exploits sur YouTube se feront plus rares, et nous finirons par l’oublier.
Mais nous n’en sommes pas encore là. En attendant, en cette période de Coupe du monde, il n’a jamais été aussi omniprésent. Ses moindres faits et gestes sont décortiqués dans les médias. Un exemple parmi d’autres : champion des États-Unis avec Miami, Messi et ses coéquipiers ont rencontré Trump en pleine guerre contre l’Iran. En Argentine, certains le lui ont reproché avec véhémence, d’autres ont répliqué qu’il était Messi et qu’il pouvait faire ce qui lui chantait. L’Argentine est si capricieuse et dotée d’une telle capacité de division qu’elle a
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