Alors que Taïwan est l’une des sociétés les plus sûres au monde, le Yuan législatif, le Parlement taïwanais, examine actuellement une proposition d’amendement du code pénal qui introduirait entre trois et douze coups de canne en rotin comme sanction complémentaire aux peines de prison pour quatre crimes « graves ».
Le porte-voix de ce projet, qualifié de « barbare et archaïque » par ses opposants, est le député Hung Mong-kai, numéro deux du groupe parlementaire du Kouomintang (KMT), principal parti d’opposition à Taïwan.
A l’approche des élections locales du 28 novembre, qui font office de midterms taïwanaises, le KMT, un peu à la traîne dans les sondages, avait d’abord eu l’intention de soumettre cette idée à un référendum, en faisant le pari que l’inclination des électeurs les plus conservateurs envers des sanctions violentes en cas de crimes odieux se répercute positivement sur leurs autres bulletins de vote. « La couverture médiatique sensationnaliste d’affaires de meurtres atroces a probablement aussi eu une influence significative », suggère le professeur Yen-Tung Lin, spécialiste de la sociologie du châtiment à l’université nationale de Taïwan (NTU).
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