De passage à Paris pour participer au 9e Congrès mondial contre la peine de mort, dont l’abolition est en passe d’être votée au Liban, le ministre de la justice libanais, Adel Nassar, revient sur l’accord-cadre signé entre le Liban et Israël vendredi 26 juin, qui prévoit un retrait israélien contre le démantèlement de l’infrastructure du Hezbollah.
Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, assure qu’un retrait de l’Etat hébreu est conditionné au désarmement total du Hezbollah, lequel vous accuse de collusion avec Israël. L’accord-cadre n’entérine-t-il pas l’occupation israélienne ?
Les Israéliens ont signé cet accord-cadre dans lequel il est écrit qu’ils n’ont aucune ambition territoriale au Liban. C’est très important parce qu’on voit beaucoup de gesticulations, mais la réalité est actée et signée. A aucun moment l’Etat libanais n’acceptera, de quelque manière que ce soit, de perdre un pouce des 10 452 kilomètres carrés de son territoire. Cet accord-cadre prévoit un retrait total. Nous ne reconnaissons pas de zone de sécurité, ou de « ligne jaune ». L’armée libanaise, et elle seule, doit se déployer dans le Sud : c’est une exigence interne libanaise.
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