Il s’agit d’une des injustices les plus révoltantes de l’après-guerre au Royaume-Uni. Après des années de campagnes infructueuses, des dizaines de milliers de mères privées de leurs nouveau-nés, destinés à l’adoption, ont enfin obtenu des excuses officielles de l’Etat britannique, jeudi 2 juillet. A en croire les autorités du Royaume-Uni, entre l’Adoption of Children Act de 1949 (une loi permettant aux familles adoptantes de cacher leur identité aux mères biologiques) et l’Adoption Act de 1976 (une loi instaurant un contrôle plus rigoureux des agences d’adoption), au moins 185 000 adoptions forcées ont eu lieu en Angleterre et au Pays de Galles.
Cette violence faite à tant de femmes et d’enfants constitue « une tache indélébile dans notre histoire. Ce n’est pas à vous d’avoir honte, cela n’a jamais été à vous d’avoir honte. C’est à nous d’avoir honte, a déclaré le premier ministre, Keir Starmer, en s’adressant aux victimes depuis la Chambre des communes. Au nom du pays tout entier, je le dis à chacune des personnes touchées : nous sommes profondément et sincèrement désolés ».
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