C’est une ville moderne sans charme apparent, connue de longue date pour son climat sain – elle fut la capitale brésilienne des sanatoriums. Rien ne prédestinait Sao José dos Campos, 700 000 habitants, à se faire un nom sur la carte mondiale de l’aéronautique.
Par la volonté de l’Etat brésilien il y a un demi-siècle, la localité de l’Etat de Sao Paulo est devenue un symbole de la réussite du Brésil, cœur industriel du troisième constructeur mondial d’avions après Boeing et Airbus. La « Seattle » ou la « Toulouse » d’Amérique du Sud. La cité d’Embraer.
Pour se faire une idée de la place qu’occupe le groupe dans le panthéon économique du pays, l’idéal est de parcourir la dizaine de hangars industriels qui parsèment les 500 hectares du site historique de Sao José dos Campos.
Créé en 1970, le lieu est à la fois le siège social et l’usine-clé pour la production d’avions civils. Le drapeau brésilien y est omniprésent, accroché çà et là en taille XXL, floqué sur d’impressionnants ponts roulants. Il domine les avions en construction, des E195-E2 de 140 places, derniers-nés de la gamme. Les appareils sont peints aux couleurs des clients de l’entreprise : des compagnies du monde entier. Par exemple, lors de notre visite, les brésiliennes Azul et Latam, la canadienne Porter, l’américaine United Airlines, la luxembourgeoise Luxair, la mexicaine Mexicana, la polonaise LOT, la sud-africaine AirLink…
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