La Colombie autorise des opérations antidrogue conjointes avec les États-Unis. C’est “un tournant dans la politique de sécurité” de Bogota, note El País. La Colombie a “demandé au Pentagone de se joindre à [elle] dans sa lutte contre le narcoterrorisme, en autorisant des opérations militaires conjointes”, a annoncé mercredi le ministre de la Défense américain Pete Hegseth. Cet accord de coopération permet au nouveau président Abelardo de la Espriella “d’accéder à l’une des armées les plus puissantes du monde et à ses services de renseignement pour lutter contre une trentaine de groupes armés et leurs plus de 20 000 membres répartis sur l’ensemble du territoire sud-américain”, note El País. Le chef de l’État colombien avait promis d’éradiquer les groupes criminels tirant profit du trafic de drogue, au moment où son pays connaît la pire vague de violence de ces dix dernières années. “Moins d’une semaine après l’investiture” du nouveau président, “son gouvernement et celui de Trump laissent déjà entrevoir une collaboration beaucoup plus étroite. Les affrontements avec l’ex-président de gauche Gustavo Petro appartiennent désormais au passé”, note le quotidien espagnol.

Une attaque ukrainienne frappe deux importants terminaux céréaliers russes en mer Noire. Le ministère russe de l’Agriculture a annoncé qu’il travaillait à la réorientation des flux de marchandises vers d’autres ports après des frappes de drones et de missiles ukrainiens contre le port russe de Novorossiïsk, rapporte la BBC. Quatre sources ont affirmé à l’agence Reuters que les terminaux céréaliers avaient suspendu leurs opérations. OZK et Demetra Holding, ‌leurs propriétaires, ont confirmé mercredi les dommages subis par les installations, se refusant à tout autre commentaire. Le plus grand lobby céréalier de ⁠Russie avait averti le mois dernier que des attaques ukrainiennes de drones pourraient mener à la suspension des exportations par la mer Noire, provoquer une hausse des prix et jusqu’à des famines en Afrique et au Moyen-Orient.

La Roumanie ferme jeudi sa seule centrale nucléaire en raison du bas niveau du Danube. “Le site de Cernavoda a engagé les procédures techniques préalables à l’arrêt contrôlé de son deuxième réacteur nucléaire, l’unité 2”, a rapporté mercredi le site roumain Romania Insider. Le débit du Danube, qui contribue au refroidissement de la centrale, a chuté à un niveau jamais vu, en raison des vagues de chaleur sans précédent et du manque de pluie à travers l’Europe. Des sources d’énergie alternatives, notamment la production éolienne, ainsi que les importations, devraient assurer l’approvisionnement en électricité. La Hongrie voisine a, elle, annoncé mercredi que le gouvernement allait lancer ‌sans tarder des travaux d’aménagement du Danube pour faire remonter le niveau du fleuve et assurer le refroidissement de la centrale nucléaire de Paks.

Oman : la marée noire atteint les côtes du pays. La nappe pourrait polluer jusqu’à 40 kilomètres de littoral dans la région de Ras Madrakah, et 10 à 20 kilomètres des plages sud de l’île de Masirah, a annoncé mercredi l’autorité environnementale omanaise. Les fuites proviennent d’un pétrolier, le navire Caroline Bezengi, soupçonné de faire partie de la “flotte fantôme” russe, qui s’était échoué fin juin près de l’archipel d’al-Hallaniyat, trésor de biodiversité en mer d’Arabie, après avoir été touché par des explosions d’origine inconnue. L’autorité environnementale d’Oman a indiqué que des spécialistes s’efforçaient de limiter la propagation de la pollution, en se concentrant sur “les zones à forte sensibilité environnementale”. “Des inquiétudes concernent notamment les habitats naturels, les récifs coralliens et les sites de ponte des tortues dans la région”, explique le quotidien émirati The National. Les conditions météorologiques compliquent par ailleurs les opérations pour contenir la nappe : selon l’Organisation maritime internationale (OMI), “la mousson a entravé l’accès au navire et retardé les opérations”.

L’Eurovision change ses règles : les pays en guerre ne pourront plus accueillir le concours à l’avenir. Le règlement stipule désormais que le pays vainqueur, qui devenait traditionnellement l’hôte de l’édition suivante, sera “automatiquement inéligible pour accueillir le concours si un conflit armé, une situation géopolitique sensible ou toute autre situation affecte de manière significative la sécurité ou la stabilité de son État ou de sa région immédiate”, ont annoncé mercredi les organisations de l’Eurovision. Cette nouvelle règle “semble avoir été adoptée pour empêcher Israël d’accueillir” le concours 2 028 s’il remportait l’édition de l’an prochain, estime The Times of Israel. L’État hébreu a failli gagner l’Eurovision ces deux dernières années, terminant finalement à la deuxième place en 2025 comme en 2026. Cinq pays – l’Espagne, l’Irlande, les Pays-Bas, la Slovénie et l’Islande – avaient boycotté l’édition viennoise cette année, une première, refusant de participer aux côtés d’Israël, en raison de la guerre menée par l’État hébreu dans la bande de Gaza, en représailles aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023.