Sur la base aérienne de Bordeaux-Mérignac (Gironde), le PC de crise a été activé dans des conditions un peu particulières ces derniers jours. Sur le papier, il ne s’agissait que d’un simple exercice de sécurité comme toutes les bases aériennes françaises sont amenées à le faire deux fois par an, appelé « Basex ». Mais l’entraînement qui a eu lieu du 28 septembre au 2 octobre a pris une dimension inattendue alors que, la veille de son démarrage, une tentative d’intrusion imputée à l’Iran sur la base britannique de Fairford, utilisée par l’armée américaine, a été déjouée in extremis.
« Par le passé, cet exercice était un peu un passage obligé, à l’instar d’un exercice incendie, mais désormais il n’y a plus besoin de convaincre personne de son utilité », reconnaît sans ambages le général de corps aérien Cyrille Duvivier. Avec ses quatre étoiles, il cumule les casquettes d’officier général de la zone de défense et de sécurité pour tout le sud-ouest de la France et de chef du commandement territorial de toutes les bases de l’armée de l’air et de l’espace (CTAAE) en France : soit vingt-six bases en métropole, quatre en outre-mer.
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