En Syrie, la condamnation à mort par contumace du dictateur déchu Bachar El-Assad et d’autres figures de l’ancien régime, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été accueillie mardi 11 août par des scènes de liesse, raconte le site libanais Al-Modon. À l’intérieur de la quatrième chambre criminelle de Damas, les proches de victimes ont “poussé des cris de joie”. Devant le Palais de justice, la foule a scandé “des slogans révolutionnaires” ponctués de cris de “Dieu est grand”. Des scènes observées à Damas, Deraa mais aussi ailleurs dans le pays.

Sur les réseaux sociaux, poursuit Al-Modon, ce verdict est présenté comme une “transition du sentiment individuel de vengeance vers la reddition des comptes au nom de la justice”, mettant ainsi fin à l’“impunité”. Cependant, on retrouve également de nombreux appels à des exécutions publiques, illustration de la difficulté de “dissocier justice et désir de vengeance après des années de meurtres, de tortures et de disparitions forcées”.

“Quel genre de justice voulons-nous pour Bachar El-Assad ?” interroge sur le site libanais Daraj l’universitaire et militante syrienne des droits de l’homme Ghina Al-Shoumari.

6 000 personnes sous les verrous

Du côté de la presse officielle, on salue une étape importante pour la justice transit