La déclaration a partout résonné comme un écho lointain, souvenir trop bien connu de la longue errance politique palestinienne. Alors que près de trois millions de Palestiniens sont officiellement appelés à élire leur parlement le 28 novembre, pour la première élection générale organisée depuis 2006, Jibril Rajoub, secrétaire général du Comité central du Fatah, jetait, le 10 septembre, un nouveau doute sur la tenue du scrutin. Devant un parterre de journalistes, il lançait : « Il n’y aura pas d’élections », avant d’appeler à un « dialogue national global » préalable.
Le calendrier est pourtant bien enclenché : le dépôt des listes doit commencer le 26 septembre et s’achever le 7 octobre. Mais, à Gaza comme à Ramallah, responsables politiques et analystes interrogés décrivent la possibilité d’un nouveau report comme sérieuse. Le précédent de 2021 reste dans toutes les têtes : Mahmoud Abbas avait alors annulé les législatives à la veille de l’ouverture de la campagne, invoquant l’impossibilité de les organiser à Jérusalem-Est sans feu vert israélien.
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