Un coup de couteau, et la violence de l’extrême droite rejaillit des ténèbres. À Elefsina, située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Athènes, deux hommes ont poignardé, la semaine dernière, un militant antifasciste aux cris de “C’est nous qui commandons ici”.

Pour Ta Nea, qui consacre une tribune à ce sujet, aucun doute : il s’agit d’un “réalignement des forces d’extrême droite”, qui se conjugue avec la sortie de prison de l’ancien porte-parole d’Aube Dorée, Ilias Kasidiaris. Condamné à treize ans de prison en 2020, l’ancien député néonazi a été libéré mi-septembre à la faveur d’une réduction de peine, annonçant immédiatement son intention de revenir sur le devant de la scène politique.

“Les avertissements concernant le passé de l’ancien membre d’Aube dorée ne trouvent pas d’écho particulier auprès des jeunes générations, qui n’ont pas le souvenir direct des activités néonazies de l’organisation criminelle”, regrette le journal de centre droit.

Treize ans après le meurtre du militant antifasciste Pavlos Fyssas par des membres d’Aube dorée, qui avait ouvert la voie à un procès historique et permis la dissolution de la formation néonazie, qualifiée d’organisation criminelle, l’impunité de milices d’extrême droite inquiète les médias du pays.

“Ceux qui pensaient que nous nou