À Trappes et à La Verrière, la tristesse n’a pas quitté les rues. Quatre jours après les tirs, les habitants sont encore sous le choc. Un jeune homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, espoir du MMA, a été tué.
Cinq autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans touchée par plusieurs balles et opérée en urgence à l’hôpital Necker. Lundi soir, le pronostic vital de l’une des victimes restait engagé.
Dans ces quartiers, la peur se mêle à un sentiment d’injustice. “On a peur pour nos enfants, pour nos vies, dans cette France qui ne protège plus, livrée au discours de l’extrême droite. On savait qu’un jour le drame arriverait”, pleure Mounira, habitante d’une ville à forte population [d’origine] maghrébine et africaine.
Ce fatalisme dit tout. Les habitants n’ont pas été surpris par la haine. Ils l’entendent depuis des années dans les conversations, sur les plateaux de télévision, dans la rue. Ce qui les a surpris, c’est qu’elle prenne la forme d’une attaque à l’arme automatique.
“Pourquoi l’assassin n’est pas désigné comme terroriste ?”
Trappes est une commune des Yvelines, en Île-de-France, bâtie sur un plateau au sud de Versailles. Elle se trouve à 21 kilomètres de la porte d’Auteuil et à 28 kilomètres du centre de Paris. Elle est bordée par l’étang de Saint-Quentin et
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Le racisme ordinaire doit devenir un sujet en France
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