Dans un Brésil politiquement très clivé, l’information a de quoi surprendre. A trois mois des élections générales – gouverneurs, parlementaires et président de la République –, le Parti des travailleurs (PT, gauche) du président Luiz Inacio Lula da Silva, et le Parti libéral (PL) de Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, ont uni leurs forces ; ils ont demandé au Tribunal supérieur électoral, chargé du bon déroulement des élections, d’assouplir l’application des lois sur les quotas de candidatures de femmes et de personnes noires, a révélé le quotidien Folha de Sao Paulo, le 30 juin.
Ces textes, inscrits dans la Constitution brésilienne, prévoient que les partis consacrent à des candidates 30 % des fonds publics leur étant attribués pour financer leurs campagnes, ainsi que 30 % à des candidats noirs. En vigueur depuis 2018, la règle complète une loi de 1997, qui oblige les formations politiques à présenter un minimum de 30 % de femmes à chaque élection.
Plus précisément, le PT et le PL demandent que les fonctions dont les titulaires sont élus au scrutin majoritaire, comme le président, les gouverneurs et les sénateurs, principalement briguées par des hommes blancs, soient exclues du calcul des quotas.
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