Ciel orangé, lumière ocre et odeur tenace de fumée : Toronto a vécu une partie de la semaine dans un crépuscule en plein jour. Une scène devenue fréquente dans les grandes villes du Canada, confronté été après été à des incendies hors normes, en raison du réchauffement climatique provoqué par l’utilisation d’énergies fossiles.
La métropole la plus peuplée du pays a enregistré l’une des pires qualités de l’air au monde en raison de la fumée des feux de forêts qui font rage dans le nord-ouest de l’Ontario, dont Toronto est la capitale. L’immense panache a franchi la frontière jusqu’aux Etats-Unis, enveloppant des villes comme Chicago ou New York et causant dans son sillage une « grave pollution atmosphérique » selon une note publiée vendredi par l’observatoire climatique européen Copernicus.
Ces fumées ont même réactivé les tensions entre Ottawa et Washington. Vendredi 17 juillet, sur Truth Social, sa plateforme personnelle, Donald Trump a accusé le Canada de « ne pas avoir correctement entretenu ses forêts ». Le président américain dénonce une « négligence délibérée, devenue un phénomène annuel, qui coûte des milliards de dollars aux Etats-Unis ». Le locataire de la Maison Blanche est allé jusqu’à menacer d’ajouter « le coût de cette pollution » aux droits de douane déjà en vigueur sur les produits canadiens.
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