La nouvelle présidente du Costa Rica, Laura Fernández, traverse sa première crise depuis son investiture, en mai. Le jeudi 6 août, des milliers de Costaricains sont descendus dans la rue pour défendre l’indépendance du pouvoir judiciaire et la séparation des pouvoirs, rapporte La Teja.
“Ces dernières semaines, la tension est montée d’un cran entre le gouvernement et le pouvoir judiciaire. L’un des éléments déclencheurs a été la nomination de magistrats suppléants de la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême de justice”, explique le quotidien. Ces nominations relèvent théoriquement de l’Assemblée législative, actuellement dominée par le Parti du peuple souverain (PPSO, droite) de la présidente. Mais le renouvellement de la mandature ayant tardé, la Chambre constitutionnelle a décidé de prolonger temporairement les magistrats suppléants actuellement en poste. Le gouvernement de Laura Fernández s’est insurgé contre cette décision, allant jusqu’à dénoncer un “coup d’État”.
Conflit de longue date
Comme l’indique El País América, cette confrontation survient alors que le torchon brûle déjà depuis longtemps entre la justice et l’exécutif. Il est reproché au gouvernement de Fernández de “délégitimer le pouvoir judiciaire” et d’entreprendre des coupes budgétaires au sein de l’insti
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“Tout va bien” : un quotidien costaricain alerte avec ironie sur la liberté de la presse dans le monde
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