Lorsqu’il décroche le téléphone, jeudi 13 août, Patrick Papatiti a déjà passé plusieurs heures aux côtés d’un éléphant de 11 ans, agonisant au sol, dans le comté de Kajiado, dans le sud du Kenya. « Nous attendons juste qu’il meure », confie, impuissant, le directeur des opérations des rangers communautaires de la réserve d’Olgulului, à Kajiado.
Selon Patrick Papatiti, 19 pachydermes ont perdu la vie en moins de deux mois dans des circonstances similaires. Le Kenya Wildlife Service (KWS), l’autorité chargée de la protection de la vie sauvage, s’en tient pour sa part à un bilan de 16 éléphants morts entre le 24 juin et le 31 juillet. En grande majorité des femelles adultes et leurs éléphanteaux, qui, avant de s’éteindre, ont montré des signes de faiblesse et de paralysie partielle les empêchant de se lever.
Le KWS a annoncé avoir ouvert une enquête et a déployé une équipe de vétérinaires et de scientifiques pour prélever des échantillons sur les carcasses des éléphants. Les premiers résultats des analyses pointent, selon l’agence, vers une intoxication au cyanure. L’organisme précise attendre les résultats définitifs pour confirmer toute hypothèse et retracer l’origine de cette substance chimique hautement toxique.
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