Au Kenya, on les appelle les “goons”. Des hommes de main engagés par des hommes politiques afin d’intimider les supporteurs d’un rival ou de semer le chaos dans les rassemblements politiques pour quelques euros. Ces dernières semaines, ils sont réapparus au cours d’élections partielles, faisant plusieurs morts. Mais le quotidien Daily Nation relève une nouveauté : de plus en plus, “les femmes font partie de l’équation”.
“Pendant des décennies, il était facile de dresser le portrait-robot du goon au Kenya : un jeune homme en colère et sans emploi, vêtu d’un tee-shirt bon marché aux couleurs d’un parti et une pierre à la main”, écrit le média. “Poussant des youyous, dansant et brandissant des pancartes”, les femmes étaient jusqu’ici cantonnées à des rôles secondaires. “Mais elles étaient rarement celles qui donnaient les coups en premier”, poursuit le Daily Nation.
Au début du mois de juillet, un incident a particulièrement fait réagir au Kenya. Dans le comté de Kisii, au sud-ouest du pays, un convoi associé à une candidate d’une élection partielle a été attaqué. “La violence a éclaté après que des jeunes, soupçonnés d’appartenir à un camp adverse, ont bloqué la route […], avant de lancer des pierres et d’autres projectiles sur les véhicules du cortège, blessant plusieurs partisan
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