Tout a commencé “aux alentours de minuit”, dans la nuit du 28 au 29 août, relate ActuNiger : “Le bruit assourdissant de détonations et d’explosions a extirpé les habitants de leur sommeil.” “Intenses” près du palais présidentiel, à Niamey, les échanges de tirs, parfois à l’arme lourde, se sont concentrés sur la base aérienne militaire, sur le site de l’aéroport, écrit encore le site d’information nigérien.

En milieu de matinée, le signal de la chaîne publique Radio télévision du Niger (RTN) a été temporairement coupé, ce qui préfigure généralement l’annonce d’un coup d’État. Mais les analystes semblent encore indécis quant à la qualification de ces événements, relate The New York Times.

Entre “mutinerie” (le ministre de la Défense nigérien, Salifou Mody, a mentionné un “mouvement d’humeur” de soldats), “sorte de tentative de déstabilisation du régime” ou “tentative de coup d’État”, les hésitations sémantiques traduisent une confusion persistante.

Inégalités de traitement dans l’armée

En revanche, deux faits ne souffrent d’aucune ambiguïté : les frustrations au sein de l’armée nigérienne et l’intervention décisive de la force russe Africa Corps.

Le “malaise” dans l’armée, avance l’édition francophone de la Deutsche Welle, découlerait notamment des réformes engagées par le préside