Son dernier match avec l’Albiceleste aura donc été la finale perdue de la Coupe du monde de football 2026 face à l’Espagne. Lionel Messi a annoncé, lundi 31 août, mettre fin à sa carrière internationale, après 207 sélections (assorties de 125 buts). « Le moment est venu, écrit la star du football argentin et mondial dans un long message sur son compte Instagram. Après le temps écoulé depuis la finale et mûre réflexion, je tiens à annoncer à tout le monde que je prends ma retraite internationale ».
S’il a écrit cette missive à chaud, deux jours après la finale du Mondial perdue face à l’Espagne (0-1), le 19 juillet, Lionel Messi explique avoir eu la confirmation de sa décision après avoir perdu son père, Jorge Messi, mort le 8 août à l’age 68 ans. « Le temps passe, des chapitres se referment, et celui-ci me fait particulièrement mal. J’aime, j’ai aimé et j’aimerai toujours faire partie de l’équipe nationale, écrit le joueur de 39 ans. J’ai tout donné ; je n’ai plus rien à offrir et, par ailleurs, de jeunes joueurs talentueux arrivent et méritent leur place ici. »
Avec l’Argentine, la « Pulga » (la « Puce », son surnom) aura remporté une Coupe du monde, en 2022 au Qatar, et deux Copa America. « Je pars avec la sérénité et la fierté d’avoir offert – avec mes coéquipiers – des moments dont nous n’osions autrefois que rêver », conclut-il. Des mots qui contrastent avec ses larmes à l’issue de la finale perdue. « La douleur est très vive et cette blessure aura du mal à cicatriser », avait-il reconnu après cet échec, quatre ans après le titre argentin au détriment des Bleus au Qatar.
En 2016, Lionel Messi avait une première fois annoncé la fin de sa carrière internationale, après une finale de Copa America perdue dans la périphérie de New York – dans le même stade que la finale du Mondial 2026. Il était revenu sur sa décision et avait retrouvé l’Albiceleste en 2018.
Et s’il remise son maillot international, l’octuple lauréat du Ballon d’or, âgé de 39 ans, ne prend pas encore sa retraite définitive. Samedi, le joueur de l’Inter Miami s’est encore illustré en MLS – le championnat nord-américain – en inscrivant un quadruplé à domicile face à l’Impact Montréal.
« Lionel Messi a marqué une époque »
La veille de la finale de la Coupe du monde, le génie argentin avait signé un petit texte sur son compte Instagram, qui ressemblait déjà à une sorte d’au revoir. « Quoi qu’il arrive demain, ce groupe a déjà écrit une histoire inoubliable, une histoire que personne ne pourra effacer », avait-il écrit, remerciant ses coéquipiers, l’équipe technique et « tous ceux qui œuvrent chaque jour pour que cette équipe nationale reste une famille ».
Après la finale perdue face à la Roja, le sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni, avait assuré n’avoir pas discuté avec Messi, après le match, pour évoquer son avenir en équipe nationale. « J’ai toujours dit qu’il jouera tant qu’il le voudra », avait-il déclaré au sujet de celui qui est considéré par beaucoup comme le meilleur footballeur de la planète. Un statut qu’il doit à sa longévité et à sa constance au plus haut niveau.
Lionel Messi « a marqué une époque », estimait l’ancien international argentin Omar da Fonseca, dans un entretien au Monde, en juillet. « Deux choses impressionnent chez lui : ses performances et, surtout, sa régularité. Certains joueurs comme [les Brésiliens] Ronaldinho ou Neymar ont des qualités, mais leurs performances ne suivent pas dans la durée. Lui a 39 ans et il est stratosphérique depuis plus de vingt ans. C’est incroyable », s’émerveillait-il, en jugeant que le gaucher « est le plus grand, devant tous les autres ».
Lors du dernier Mondial, Lionel Messi, qui briguait le titre de meilleur buteur de l’histoire de la compétition, s’était fait devancer in extremis par Kylian Mbappé : le capitaine des Bleus en a inscrit 22 en trois éditions, juste devant la « Pulga », qui en compte 21, en six participations.