“Les boutiques de façade doivent devenir des boutiques fermées.” La formule est de Diogo Moura, adjoint à l’Économie de la mairie de Lisbonne, cité lundi 22 septembre par le site ECO. Une paronomase qui joue en portugais sur la proximité sonore entre lojas de fachada, “boutiques de façade”, et lojas fechadas, “boutiques fermées”. Dans la capitale, les autorités resserrent l’étau autour de ces commerces, souvent des boutiques de souvenirs. En près de deux ans, la police municipale a triplé le nombre de procès-verbaux, avec une attention particulière portée à ces établissements.
Le gouvernement veut désormais donner davantage de pouvoir aux mairies. Il prépare une révision du Licenciamento Zero, qui permet depuis 2011 d’ouvrir de nombreux commerces sans autorisation municipale préalable. Les communes pourraient reprendre le contrôle des ouvertures sur environ 15 % de leur territoire urbain, notamment dans les centres historiques et les zones touristiques.
Cette prolifération inquiète aussi Nuno Piteira Lopes, maire de Cascais (à l’ouest de Lisbonne) et vice-président de l’Association nationale des municipalités portugaises. L’élu avait été le premier signataire d’une pétition qui a recueilli plus de 11 000 signatures et a porté le sujet devant le Parlement. Dans une tribune publié
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Au Portugal, une “tornade” s’abat sur les coulisses du foot-business
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !