De la fureur à l’effusion, en passant par les menaces : la deuxième et dernière journée du sommet de l’OTAN à Ankara, mercredi 8 juillet, a tourné, comme les alliés le craignaient, à l’exercice de style trumpien. Dès le matin, elle avait commencé sous une pluie de critiques du président américain envers ses partenaires. Elle s’est close tard dans la soirée sur trois notes dont Donald Trump a le secret : une menace de « frapper fort » l’Iran dès la nuit tombée, une charge contre le communisme mondial, et la certitude qu’il régnait « unité et amour » dans la salle de réunion où s’étaient retrouvés les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance atlantique.
Entre ces deux moments, l’OTAN a tenu sa séance plénière comme si de rien n’était. Les trente-deux alliés ont fini par s’entendre pour rappeler leur « engagement indéfectible en faveur de notre défense collective, conformément à l’article 5 du traité de Washington – une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre tous. » Surtout, ils ont réitéré leur soutien « inébranlable » à l’Ukraine. Des engagements importants au vu du scepticisme du président américain sur ces sujets au cours de l’année écoulée.
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