Quatorze soldats yéménites ont été tués dans une attaque menée par des rebelles houthistes au sud de la ville portuaire de Hodeïda, a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable militaire loyal au gouvernement reconnu par la communauté internationale, dimanche 5 juillet.
Des combats entre les rebelles pro-iraniens et les forces progouvernementales dans la région de Hays ont duré plusieurs heures, samedi en début de journée, et les assaillants ont été repoussés, a affirmé ce responsable. Ces escarmouches ont « fait des morts et des blessés » parmi les troupes houthistes, a assuré la même source, sans toutefois en préciser le nombre.
Les rebelles, en guerre contre les forces du gouvernement depuis 2015, contrôlent de larges pans du Yémen, dont la capitale, Sanaa, et une grande partie du nord du pays, dont Hodeïda, sur la mer Rouge.
Ce conflit a fait des centaines de milliers de morts et a provoqué une crise humanitaire de grande ampleur dans le pays, le plus pauvre de la péninsule Arabique, même si le conflit est de facto gelé depuis une trêve négociée sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU) en 2022.
Menaces sur l’Arabie saoudite
Vendredi 3 juillet, les rebelles avaient menacé de frapper des aéroports et des actifs saoudiens en cas d’« agression » de la part de l’Arabie saoudite, soutien du gouvernement yéménite. Ils accusent Riyad d’avoir commis une intrusion dans leur espace aérien et essayé d’empêcher un avion iranien d’atterrir.
Les médias des houthistes avaient, plus tôt, affirmé que cet avion avait bel et bien atterri et qu’il était reparti vers Téhéran, avec à son bord une délégation de rebelles. Ces derniers doivent assister aux funérailles de l’ancien Guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février, au premier jour de l’offensive américano-israélienne ayant déclenché la guerre au Moyen-Orient.
Parmi les délégations étrangères présentes lors des deux premières journées de l’hommage national à Ali Khamenei, lequel doit durer six jours, se trouvaient également celles du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, deux mouvements islamistes armés soutenus par l’Iran et considérés comme « terroristes » par les Etats-Unis.