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Audio. Article 149, élections et gangs : Simon Desras ouvre un front politique contre Fils-Aimé et la transition

Elections, Constitution, gangs armés et crise de l’État : l’ancien président du Sénat appelle à une redéfinition complète de la transition haïtienne Entretien réalisé par Claudy Briend Auguste (cba) L’ancien président du Sénat et de l’Assemblée Nationale, M. Dieuseul Simon Desra

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27 mai 2026
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Audio. Article 149, élections et gangs : Simon Desras ouvre un front politique contre Fils-Aimé et la transition

  • by Rezo Nodwes
  • 27 mai 2026
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Elections, Constitution, gangs armés et crise de l’État : l’ancien président du Sénat appelle à une redéfinition complète de la transition haïtienne

Entretien réalisé par Claudy Briend Auguste (cba)

L’ancien président du Sénat et de l’Assemblée Nationale, M. Dieuseul Simon Desras, livre l’une de ses interventions les plus sévères depuis le début de la transition politique issue du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Au cours d’un long entretien accordé à Rezo Nòdwès, l’ancien parlementaire remet en cause la légalité du projet électoral, critique la stratégie sécuritaire du gouvernement et conteste la validité de plusieurs contrats signés sans contrôle parlementaire.

Son analyse repose sur une idée centrale : la transition actuelle évoluerait progressivement vers une zone de fragilité constitutionnelle où l’autorité politique chercherait à se maintenir sans mandat populaire clair ni consensus national réel.

Dès les premières minutes de l’entretien, Simon Desras s’attaque au projet de décret électoral et aux exigences financières imposées aux candidats. Il juge les montants annoncés excessifs et politiquement discriminatoires.

« Une candidature présidentielle à deux millions de gourdes exclut une grande partie des citoyens. Une élection n’est pas une course de « machan’n pistach », ironise-t-il.

Selon lui, ces dispositions créent un système électoral réservé à une minorité financièrement privilégiée ou politiquement protégée. Il estime que plusieurs acteurs du pouvoir n’ont jamais réellement voulu organiser des élections compétitives.

« On discute avec des groupes dépourvus d’assise populaire réelle, tandis que les partis déjà soumis au verdict des urnes sont relégués au second plan », affirme-t-il.

L’ancien sénateur refuse aussi l’amalgame entre toutes les formations politiques. Selon lui, les partis ayant déjà conquis des mandats électifs ou démontré une implantation sociale ne peuvent être confondus avec des plateformes constituées pour peser dans des arrangements de transition.

Interrogé sur le Conseil Electoral Provisoire (CEP), Simon Desras estime que l’institution souffre d’un déficit de crédibilité profond.

Selon lui, le problème dépasse largement la composition du CEP : il touche désormais à la capacité même de l’État d’organiser un scrutin crédible.

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