Battue par les vents de l’Atlantique, Gran Canaria ne ressemble pas à l’île méditerranéenne de Lampedusa. Le pape Léon XIV, qui est arrivé dans l’archipel espagnol jeudi 11 juin, avant-dernier jour de sa visite dans le pays (6 au 12 juin), y a cependant prononcé des mots proches de ceux employés par son prédécesseur, François, en juillet 2013, dans l’île italienne. Le pontife américain y a lancé à son tour un appel vibrant contre l’indifférence à la détresse des migrants.
En juillet 2013, l’Argentin, élu depuis quatre mois à la tête de l’Eglise catholique, en avait fait le thème de son premier déplacement hors de Rome, marquant par là l’importance que la question migratoire allait prendre dans son pontificat.
Le déplacement de Léon aux Canaries ne fait certes partie que de son troisième voyage, mais il serait erroné de sous-estimer le caractère central du sujet pour Robert Prevost.
Jeudi, il lui a consacré l’un des discours les plus marquants de son jeune pontificat sur le port d’Arguineguin, à Gran Canaria, devant des migrants et des associations qui leur viennent en aide, réunis sous un soleil de plomb pour l’écouter.
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