Un brin éculée, une expression, dont beaucoup ignoraient alors la signification exacte, a refait surface dans le langage courant en Suède le 14 octobre 2022. Ce jour-là à Stockholm, le parti conservateur, les Chrétiens-démocrates, les Libéraux et les Démocrates de Suède (extrême droite, SD) annonçaient, dans leur accord de coalition, vouloir « examiner la possibilité d’expulser un ressortissant étranger pour mauvaise conduite » – « bristande vandel » en suédois.
Toute droite tirée du programme des SD, la proposition est l’une de celle qui avait fait le plus polémique à l’époque, tant elle suscitait des interrogations sur son application. Trois ans et demi plus tard, les questions demeurent. Elles n’ont pourtant pas découragé les députés, qui ont adopté, lundi 15 juin, un texte de loi exigeant que « la conduite » des ressortissants étrangers fasse désormais partie des critères pour obtenir un titre de séjour dans le pays nordique. Depuis le 6 juin, mener « une vie honnête » était déjà une condition pour avoir accès à la citoyenneté suédoise.
« Il sera possible de refuser ou de retirer un titre de séjour en cas de comportement répréhensible, tel que le non-respect des lois, des règles et des décisions des autorités, l’accumulation de dettes importantes ou le fait de subvenir à ses besoins par des moyens malhonnêtes », dispose le texte présenté par la droite et l’extrême droite, qui a été voté avec le soutien des sociaux-démocrates et des centristes.
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