Quatre sociétés américaines, dont les géants Blue Origin et SpaceX, ont annulé leur participation au sommet spatial international organisé à Paris les 9 et 10 septembre, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès du ministère français de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, jeudi 3 septembre.
« Il est difficile de ne pas faire de lien avec les rumeurs de pression dont la presse se fait l’écho. Nous voulons évidemment continuer à travailler avec nos partenaires et alliés américains, même si les revirements stratégiques et les pressions politiques rendent parfois la tâche inutilement complexe », a estimé le ministère dans un message transmis à l’AFP, précisant que les deux autres entreprises − outre Blue Origin de Jeff Bezos et SpaceX d’Elon Musk − étaient Stoke Space et Starcloud.
Le média américain Politico avait rapporté plus tôt dans la journée que la Maison Blanche poussait des entreprises spatiales américaines à ne pas participer à ce sommet voulu par Emmanuel Macron, avançant qu’une venue « pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne ». Sollicités par Politico, les groupes Blue Origin et SpaceX n’ont pas répondu dans l’immédiat.
Selon Politico, un responsable de la Maison Blanche a affirmé pendant l’échange téléphonique que « la France ne s’était pas coordonnée avec les Etats-Unis, a accusé le pays de “pratiques anticoncurrentielles” et suggéré que les ateliers n’avaient pas été pensés pour inclure la perspective américaine ».
« L’administration Trump continue de collaborer avec ses alliés et partenaires dans le domaine spatial. Nous nous réjouissons de conversations productives lors du sommet spatial sur des priorités essentielles, notamment les missions scientifiques, les programmes d’exploration et la sécurité spatiale », a réagi un responsable du bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison Blanche, sollicité par l’AFP.