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Cachée pendant l’Occupation, elle se confie à sa petite-fille

Cachée pendant l’Occupation sous une fausse identité, Michèle raconte à sa petite-fille Flora son enfance de guerre, son rapport au judaïsme ashkénaze et la manière dont elle est revenue, lentement, vers une histoire longtemps vécue dans le silence.

Cachée pendant l’Occupation, elle se confie à sa petite-fille
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Cachée pendant l’Occupation, elle se confie à sa petite-fille

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Cachée pendant l’Occupation sous une fausse identité, Michèle raconte à sa petite-fille Flora son enfance de guerre, son rapport au judaïsme ashkénaze et la manière dont elle est revenue, lentement, vers une histoire longtemps vécue dans le silence.

Flora et Michèle
Flora et Michèle © Flora et Michèle
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D’une simple photo, il est facile de reconnaître leur lien de parenté : Flora ressemble à sa grand-mère Michèle. Au fil de leurs échanges, elles explorent ensemble l’identité ashkénaze.

« Si tu ne sais pas quoi répondre, pleure » 

Michèle raconte son enfance cachée pendant l'Occupation. Juive d'origine polonaise et autrichienne par son père, elle a vécu la guerre sous une fausse identité. Elle se souvient avoir dû apprendre le bénédicité et le signe de croix pour se fondre dans la masse. 

Un jour, alors que Michèle épluchait des pommes de terre à Brive-la-Gaillarde, où elle était protégée par des maquisards, une femme lui a demandé d'où elle venait. Elle raconte :

« On m’avait dit : si tu ne sais pas quoi répondre, tu pleures. Et là, la brave dame s'approche de moi et me dit "D'où est-ce que tu viens ?". Là j'ai suivi les ordres et j'ai éclaté en sanglots. Ça a marché. » - Michèle 

Un aspect frappant du récit est l'attitude du père de Michèle, médecin du maquis. Malgré la terreur et la menace constante de la Gestapo, il a forcé sa fille à continuer d'étudier : latin, allemand, hébreu. 

La transmission du judaïsme 

Au-delà de la langue, Michèle s’interroge sur sa confession. Elle confie que sa pratique n'est pas dictée par une foi absolue, mais par une loyauté indéfectible envers ses ancêtres.  

« Je ne peux pas écrire "Dieu", je mets des points. C'est une fidélité à toute la lignée pour leur rendre un peu de ce qu'ils m'ont donné » - Michèle 

Au fil de cet épisode, Michèle confie à sa petite-fille les multiples facettes de son judaïsme, entre son identité ashkénaze et héritage alsacien.

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