Le départ de Jacques Desrosiers de la présidence du Conseil électoral provisoire (CEP) ne devrait pas être analysé comme un simple jeu de chaises musicales. Il pose surtout une question fondamentale : quel bilan laisse-t-il derrière lui ?
Depuis son accession à la tête de l’institution, les attentes étaient pourtant considérables. Le CEP devait rassurer, organiser et préparer efficacement le pays à un processus électoral crédible. Or, la gestion de l’institution a souvent donné l’impression d’un manque de leadership, de clarté et, surtout, d’efficacité.
Dans un contexte où chaque retard, chaque maladresse et chaque décision controversée fragilisent davantage la confiance de la population, le président d’une institution électorale ne peut se contenter de communiquer ou de gérer les apparences. Il doit produire des résultats, imposer une méthode de travail et démontrer une capacité réelle à conduire l’institution.
Le changement intervenu au sein du bureau du CEP apparaît ainsi comme un désaveu politique et administratif de la précédente direction. Même si le mot « incompétence » n’est pas officiellement employé, le bilan de Jacques Desrosiers mérite d’être soumis à une évaluation rigoureuse et sans complaisance.
À l’heure où le CEP doit préparer des élections crédibles, le pays n’a plus besoin de clans, de querelles internes ou de stratégies personnelles. Il a besoin de compétence, de transparence et de résultats.
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