C’est “le moment des insurgés”, clame le mensuel de gauche The Nation sur la couverture de son numéro daté du mois de septembre. Le maire de New York, Zohran Mamdani, membre des Socialiste démocrates d’Amérique, partage la une du journal avec un certain nombre de candidats ayant récemment remporté des primaires démocrates et appartenant à la même formation politique que lui, à l’instar de la représentante de l’assemblée de l’État de New York Claire Valdez ou de l’élu de Pennsylvanie Chris Rabb, ainsi qu’avec d’autres issus de l’aile gauche du parti, comme Brad Lander. Le magazine estime que “secouer le Parti démocrate est bon pour les démocrates comme pour l’Amérique”.

Dans un éditorial particulièrement optimiste, le mensuel souligne que “ces insurgés revitalisent le Parti démocrate” et que, malgré la résistance de l’establishment à leur égard, “les électeurs, eux, s’en rendent bien compte”.

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Pour The Nation, c’est une véritable “insurrection qui a balayé les États-Unis au printemps et à l’été 2026”, laquelle s’est accompagnée d’“une flambée de la participation électorale” et a permis à de jeunes politiciens défiant des candidats issus de l’establishment de remporter des primaires.

Une nouvelle dynamique ?

Ces victoires “ne viennent pas saper, comme certains voudraient le faire croire, le plus ancien parti politique du monde en cette année d’élections de mi-mandat particulièrement cruciales”, poursuit le titre, qui estime au contraire que “ce soulèvement vient revitaliser le camp démocrate”. Et si l’establishment du Parti démocrate “ne gâche pas tout en reprenant à son compte les arguments du Parti républicain sur l’avènement d’une gauche dangereuse ou en optant pour la prudence alors que l’électorat réclame de l’action”, cette revitalisation a le potentiel d’engendrer une nouvelle coalition dynamique.

Une coalition qui, si elle se montre suffisamment “audacieuse et innovante, stratégique et inclusive, pourrait permettre de prendre le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, et de remporter des postes clé de gouverneurs à travers le pays” à l’issue des élections de mi-mandat du 3 novembre prochain, estime le magazine.