En avril 2026, Valeriu Chiveri, vice-Premier ministre moldave chargé de la Réintégration*, a proposé, lors de négociations bilatérales avec la Transnistrie, que toutes les écoles de la région passent à l’enseignement en langue roumaine. Sa proposition s’accompagnait d’une date butoir, le 1er septembre 2026, soit le début de l’année scolaire à venir. Le gouvernement séparatiste de Tiraspol [capitale de la Transnistrie] a refusé tout net.
Les autorités autoproclamées de la rive gauche du Dniestr n’acceptent pas non plus que les manuels scolaires, qui sont déjà dépassés, soient mis à jour : “Nous avons même accepté leur version en cyrillique, déclare Valentina Olaru, secrétaire d’État à l’Éducation, ne serait-ce que pour pouvoir en actualiser le contenu. Leur refus a été catégorique.”
Les manuels d’histoire actuels pour les secondes, premières et terminales sont rédigés en “langue moldave” [nom donné à la langue roumaine utilisée en république soviétique de Moldavie, écrite en cyrillique], et ils suivent les programmes scolaires russes. Ils sont imprimés en roumain transcrit en cyrillique, ou directement en russe.
Nous avons demandé à Teodor Candu, docteur en histoire, conférencier et chercheur à l’université d’État de Moldavie et à l’Institut d’histoire, de passer en revue ces man
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Sur les routes de la Transnistrie, “cryptopuissance” russe coincée entre Moldavie et Ukraine
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