« Je n’ai pas fait de sport depuis une semaine. Je suis fatigué, je ne bouge plus, je vais être encore plus fatigué »… Pendant les épisodes de canicule, nombreux sont ceux qui renoncent à leur activité physique, la mort dans l’âme. Mais faut-il vraiment arrêter de bouger lorsque le thermomètre s’emballe fortement et rapidement ? Une question qui risque de se poser de plus en plus.
Les pics de chaleur n’affectent pas seulement notre confort, mais directement notre organisme. Ils agissent très négativement sur le sommeil, l’un des trois piliers de notre santé avec l’alimentation et… l’activité physique.
En analysant des données internationales, des chercheurs ont montré que, chez les adultes de 18 à 40 ans, ce sont cinquante heures par an d’activité physique légère qui ont été limitées lors de la dernière décennie, du fait d’une température supérieure à 25 °C. Soit deux fois plus que dans les années 1950, souligne cette étude publiée en mars dans la revue Environmental Research Health.
Lorsqu’il fait très chaud, le corps doit maintenir la température interne autour de 37 °C. Une mission qui devient encore plus difficile pendant l’effort. Quand les muscles s’activent, « c’est comme une voiture, seule une partie est transformée en énergie, le reste est dissipé en chaleur », détaille Arnaud Hays, responsable du projet HIPE (faculté des sciences médicales et paramédicales d’Aix-Marseille Université).
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