Depuis quelques années, il n’est pas rare d’entendre Untel ou Untel dire qu’il s’apprête à faire un voyage en Géorgie, ou de voir sur Instagram les photos de vieux immeubles datant de l’époque soviétique ou de ruelles tortueuses de Tbilissi. Celles et ceux qui y sont allés disent en général que la vie n’y coûte pas cher, que le vin est un nectar, qu’on est en quelques heures sur les rives de la mer Noire ou dans un décor de montagne spectaculaire, et que la capitale est étonnamment vivante la nuit.

Voilà encore une dizaine d’années, la Géorgie était pourtant largement boudée par les touristes européens. “Je partais en avion de Milan et j’étais la seule Italienne à bord : les autres, c’étaient surtout des femmes d’un certain âge qui travaillaient comme aides à domicile en Italie”, raconte ainsi l’autrice Eleonora Sacco, qui tient aujourd’hui une petite agence de voyages spécialisée justement dans le Caucase. Si les choses ont bien changé, c’est surtout le fruit d’un travail de longue haleine visant à faire de la Géorgie une destination touristique pour un nouveau public, surtout occidental.

La politique “du ciel ouvert”

Tout a commencé en 2003, lorsque l’État a commencé à investir dans une ribambelle d’infrastructures et de politiques publiques visant à relancer le tourisme et à