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Contrats léonins de Fils-Aimé : Comment un gouvernement patriote peut les briser et récupérer la souveraineté

Au lieu de concentrer l’énergie sur la restauration de l’autorité de l’État, la protection des citoyens et la préparation d’élections crédibles, le pouvoir de facto a choisi la voie des contrats rapides avec des partenaires étrangers. Cette approche externalise les fonctions essentiel

Contrats léonins de Fils-Aimé : Comment un gouvernement patriote peut les briser et récupérer la souveraineté
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1 juin 2026
Contrats léonins de Fils-Aimé : Comment un gouvernement patriote peut les briser et récupérer la souveraineté
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Contrats léonins de Fils-Aimé : Comment un gouvernement patriote peut les briser et récupérer la souveraineté

  • by Rezo Nodwes
  • 1 juin 2026
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Au lieu de concentrer l’énergie sur la restauration de l’autorité de l’État, la protection des citoyens et la préparation d’élections crédibles, le pouvoir de facto a choisi la voie des contrats rapides avec des partenaires étrangers. Cette approche externalise les fonctions essentielles de l’État au moment précis où celui-ci devrait se renforcer de l’intérieur.

Le peuple haïtien, qui paie déjà le prix fort de l’insécurité quotidienne, risque de devoir supporter pendant des décennies les conséquences financières et politiques de décisions prises sans large consultation ni contrôle démocratique. Pour préserver un minimum de souveraineté, le prochain gouvernement légitime devra impérativement réviser ces accords, exiger une transparence totale et placer la reconstruction d’un État fort au centre de ses priorités.

Depuis son accession au poste de Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé a signé ou validé une série de contrats majeurs avec des acteurs privés étrangers, totalisant au moins 137 millions de dollars US en engagements initiaux. Ces accords, conclus dans un contexte d’insécurité généralisée, d’absence de garanties pour les biens et la vie des citoyens, et de report indéfini des élections, engagent lourdement l’avenir d’Haïti, hypothèquent la souveraineté nationale et risquent de lier les mains du prochain gouvernement élu pour des décennies.

Alors que la population continue de subir kidnappings, viols, extorsions et déplacements massifs, et que les élections, initialement prévues pour août 2026, ont été repoussées aux calendes grecques (probablement fin 2026 ou début 2027), le pouvoir de facto multiplie les engagements onéreux et opaques avec des firmes étrangères.

Ce bilan soulève une question légitime : à qui profite réellement cette frénésie contractuelle ?

Le plus controversé est sans doute l’accord signé avec Metric Management Inc. (Floride) et Trans Caribbean Energy Partners (Panama) pour la construction de trois nouvelles prisons (dans le Centre, le Nord et le Sud), d’une capacité totale supérieure à 15 000 places. D’une durée de 50 ans, ce contrat inclut des clauses particulièrement lourdes : l’État haïtien s’engage à maintenir un taux d’occupation minimal de 75 %.

Selon la Fondasyon Je Klere (FJKL), ce projet pourrait coûter au Trésor public plus de 6 milliards de dollars sur la durée totale, en raison des paiements récurrents d’exploitation, de maintenance et de gestion privée. Il s’agit d’une quasi-privatisation du système carcéral haïtien, avec un transfert de souveraineté judiciaire et pénitentiaire à des acteurs étrangers.

Un tel engagement lie durablement le prochain gouvernement, qui héritera d’une dette structurelle massive sans avoir eu voix au chapitre.

Le gouvernement a conclu un accord d’un an (renouvelable) avec des entités liées à Erik Prince (ex-Blackwater, via Vectus Global et Windward Wyoming LLC) pour des services de sécurité, drones armés, formation et opérations conjointes avec la PNH.

Plus de 35 millions avaient déjà été décaissés en huit mois selon la FJKL. Ce contrat externalise une partie essentielle de la souveraineté sécuritaire à un mercenaire controversé. Il génère des images de frappes spectaculaires, mais ne résout pas les racines du problème (financement des gangs, complicités élitaires).

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