La radiotélévision irlandaise s’est livrée à un exercice des plus convenus pour l’ouverture de la Coupe du monde, le 11 juin. Dans les rues de Dublin, la capitale, RTE a posé une question somme toute banale aux passants : “En l’absence de l’Irlande, qui allez-vous soutenir ?”
Quelques réponses attendues, comme l’Écosse, allié des Irlandais contre le meilleur ennemi anglais. Et un choix plus surprenant : “Je pense que le Cap-Vert sera l’une de mes équipes”, sourit l’un des interrogés. “Le Cap-Vert, oui, je serai pour eux”, renchérit une autre.
Après tout, l’archipel africain n’est-il pas un miroir de l’Irlande ? tente de rationaliser The Irish Times.
“Un petit pays, neutre, démocratique, anciennement colonisé, situé aux confins de l’Atlantique, à la longue histoire d’émigration et dont la tradition musicale infuse la nostalgie.”
Histoire de diaspora
Autant de bonnes raisons de soutenir les Requins bleus, à n’en pas douter. Mais la véritable raison de cet intérêt soudain pour les dix petites îles posées au large de l’Afrique est plus prosaïque. Et tient en quatre lettres : “Pico”, surnom du défenseur central Roberto Lopes, natif de la banlieue dublinoise.
“Il a vu le jour à Crumlin et a passé toute sa vie en Irlande, mais il est éligible car son père vient du Cap-Vert”, glisse l’I
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