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Coupe du monde 2026 : Sunil Gulati, l’architecte du Mondial nord-américain

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, et Sunil Gulati, alors président de la Fédération de football des Etats-Unis, après la finale de la Gold Cup de la CONCACAF au Levi’s Stadium, à Santa Clara (Californie), le 26 juillet 2017. KYLE TERADA/IMAGN IMAGES VIA REUTERS CONNECT Sunil Gulati

Coupe du monde 2026 : Sunil Gulati, l’architecte du Mondial nord-américain
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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, et Sunil Gulati, alors président de la Fédération de football des Etats-Unis, après la finale de la Gold Cup de la CONCACAF au Levi’s Stadium, à Santa Clara (Californie), le 26 juillet 2017.

Sunil Gulati n’oubliera jamais le 13 juin 2018. Réunis à Moscou, les délégués des fédérations nationales membres de la Fédération internationale de football (FIFA) attribuaient l’organisation de la Coupe du monde masculine 2026 au trio composé des Etats-Unis, du Canada et du Mexique, préféré au Maroc. Une consécration pour ce discret professeur d’économie au sein de la prestigieuse université de Columbia (New York). Président de la Fédération de football des Etats-Unis de mars 2006 à février 2018, il voit aussi son pays rafler la mise avec l’accueil de 78 des 104 matchs disputés lors de cette édition élargie à quarante-huit équipes - contre trente-deux précédemment.

Sunil Gulati, 66 ans, est parvenu à tisser un impressionnant réseau, d’abord en tant que vice-président exécutif du comité d’organisation du Mondial 1994 déjà organisé aux Etats-Unis, puis comme cadre de la Major League Soccer (MLS), le championnat américano-canadien. En 2013, il devient membre du Conseil de la FIFA, qu’il quitte en 2021. Cet homme de l’ombre, né en Inde et arrivé dans le Connecticut avec sa famille quand il avait 5 ans, est le véritable architecte de la candidature nord-américaine pour 2026. M. Gulati a ainsi porté le projet de son lancement officiel en avril 2017 depuis la Freedom Tower de Manhattan (New York), jusqu’en mars 2018, avant le scrutin moscovite. «  [Il] n’a pu participer activement à l’âpre campagne des derniers mois », regrette l’un de ses intimes.

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