Alors que la Coupe du monde se joue aux États-Unis pour la première fois depuis trente ans, les amateurs de football du monde entier se familiarisent avec des joies typiquement américaines, comme le barbecue, les embouteillages sur les highways et l’été au Texas.

Mais il est une tradition américaine que les amoureux du ballon rond ne goûtent pas le moins du monde : la coupure publicitaire au mitan de chaque mi-temps, une nouveauté de ce Mondial.

C’est donc une première en quatre-vingt-seize ans de Coupes du monde : les matchs sont désormais interrompus, comme si c’était la chose la plus naturelle, à la 22e et à la 67e minute. Officiellement, c’est une “pause fraîcheur” que la Fédération internationale de football association tient à accorder aux joueurs dans la chaleur écrasante de l’été nord-américain.

Pour les diffuseurs, c’est une aubaine, l’occasion de caser encore plus de spots publicitaires et d’insérer entre les séquences en direct des réclames supplémentaires pour de la bière ou des sites de paris.

“Ces trois minutes, ça coupe tout, estimait le sélectionneur français, Didier Deschamps, avant le début de la compétition. Là encore, on s’adapte. Mais les diffuseurs sont contents, il y a plus de publicités.”

Les supporteurs ne sont pas si compréhensifs. À peine la compétitio