S&P, Moody’s ou Fitch : les Big Three ne parlent pas à tout le monde, mais possèdent pourtant un pouvoir immense sur l’avenir du continent africain. Face à ce constat, l’Union africaine (UA) lance officiellement, mercredi 7 octobre à Port-Louis, à Maurice, sa propre agence de notation, l’Africa Credit Rating Agency (Afcra).

Ces agences de notation de crédit “déterminent le coût auquel États et entreprises s’endettent sur les marchés obligataires [d’emprunt]”, explique Forbes Afrique.

Pour cela, elles délivrent “un ensemble de lettres et de signes algébriques […] pour signaler la solvabilité d’un établissement”, décrit le magazine panafricain African Business. La Banque africaine de développement, qui finance par le biais de prêts ou des dons des projets d’infrastructures, bénéficie par exemple de la note maximale, le triple A, de la part des agences occidentales.

“Jusqu’à quatre fois plus cher pour emprunter”

Concrètement, ces notes déterminent “le nombre de routes, d’hôpitaux, de centrales électriques, de zones industrielles et d’entreprises pouvant être financés”, résume African Business. Mais leur calcul est souvent faussé pour l’Afrique. Pour le magazine panafricain, c’est la raison pour laquelle “la création de l’Afcra mérite de l’attention”.

À l’heure actuelle, pour les di