La Cour pénale internationale a reconnu coupable, mercredi 23 septembre, un ancien commandant rebelle de la République centrafricaine de crimes contre l’humanité commis en 2013, alors que le pays sombrait dans la guerre civile. La CPI a établi que Mahamat Saïd Abdel Kani, 56 ans, a supervisé des passages à tabac et des mauvais traitements lorsqu’il dirigeait l’Office central de répression du banditisme (OCRB), une unité spéciale de police.
Vêtu d’un pull bleu et d’un jean, M. Saïd a secoué la tête à plusieurs reprises dans la salle d’audience alors que la juge présidente, Miatta Maria Samba, détaillait les crimes. « Après avoir analysé les éléments de preuve produits au procès, les juges ont conclu que Mahamat Said était coupable au-delà de tout doute raisonnable des crimes d’emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, de torture, de persécution et d’autres actes inhumains, constitutifs de crimes contre l’humanité », a déclaré la cour. La CPI prononcera la peine pour ces crimes à une date ultérieure.
Par ailleurs, M. Saïd a été acquitté de trois chefs d’accusation de crimes de guerre.